Rencontre avec Lindsay

Il y a quelques mois, Lindsay Flory, étudiante en Master 1 Droit Public me contactait pour me parler de son « Mémoire », projet dans lequel elle souhaitait me citer.Elle avait choisi comme thème : Les Métiers liés à l’Internet.  Après avoir commandé mon livre, ce qui me flattait encore plus, elle souhaitait m’interviewer, si je peux dire.

Je souhaite vous partager cet interview simple, en espérant qu’il puisse aider d’autres jeunes auteurs, qui  n’ont pas encore passé le cap de la publication, de l’auto-édition, et de la création d’un blog.

C’était un honneur pour moi d’avoir pu « participer » à son projet, et d’être cité dans un Mémoire d’études pour la première fois.

 

Un grand merci à toi Lindsay, de m’avoir offert ce moment.

 

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Lindsay Flory :  Qu’est-ce qui t’a poussé à créer ton blog, ta chaîne, site internet ? 

Après avoir publié mon premier livre, de nombreux lecteurs ont souhaité connaître d’autres écrits. Ils voulaient me lire un peu plus. Pour cette raison, j’ai d’abord eu l’envie de créer un blog d’écriture avec quelques incertitudes. Je ne savais pas vraiment par où commencer.

 Mais ce qui m’a réellement poussé à créer ce blog c’est ma rencontre avec un blogger. Il me certifiait qu’il n’y avait pas meilleur moyen de me « faire un nom » qu’en partageant mes écrits.

Une amie journaliste, ayant elle-même un blog, m’a proposé plusieurs plateformes. De plus, sur internet, de nombreux auteurs expérimentés conseillaient de commencer par diffuser nos écrits, les publier, les partager. C’est une étape nécessaire pour un auteur.

La création de ce blog pouvait donc permettre de nouer des liens avec mes lecteurs. J’ai commencé par un blog sur la plateforme WordPress. Puis j’ai fini par créer un site d’Auteur via Welbself.  Le but était de partager ma passion, mes projets d’écriture et ma vision du Monde. Pour la chaîne, je réfléchis encore.

Aujourd’hui, je compte plus de 900 vues à chaque publication d’un article, et c’est ce qui motive encore plus à entretenir la relation auteur-lecteur.

2. Comment protèges-tu ton contenu ? 

En ce qui concerne mes droits d’auteurs, j’ai utilisé ce que l’on appelle l’Enveloppe Soleau qui m’a permis de constituer une preuve de mes créations. Cette enveloppe permet de dater la création, et d’obtenir des droits moraux et des droits patrimoniaux sur notre œuvre.

Je sais que je suis donc protégée en cas de litiges, et que je peux m’opposer à la divulgation de mon œuvre sans mon accord, ainsi qu’à l’utilisation de mon livre à des fins commerciales.Je n’avais pas l’envie, à l’époque, de contacter un notaire ou faire appel à une société auteur. C’est un service assez coûteux, quand on est étudiant.

Par ailleurs, étant une grande paranoïaque, j’ai effectué un dépôt Copyright pour que je puisse préciser sur chaque e-book la mention permettant d’informer le public que mes œuvres sont protégées. On n’est jamais trop prudent.

3. Comment gères-tu ta réputation sur les réseaux sociaux ?

C’est difficile. Je tente de ne pas exposer mes problèmes personnels et de réagir de la façon la plus professionnelle. En tant qu’auteur, je dois contrôler mes propos. Et je dois aussi accepter les critiques positives comme négatives, en affichant une certaine neutralité. En clair, je reste neutre et imprévisible.

 Il me faut entretenir également un lien avec les lecteurs, en répondant à leurs commentaires, à leurs questions et leurs demandes. Les réseaux me permettent d’élargir mon champ d’interactions. Je suis facilement joignable, et ouverte à toute discussion.

J’ai dû supprimer quelques tweets ( lol ! ) puisque mon compte twitter est désormais géré par mon un tiers. Ce n’était pas une obligation, j’ai fait ce choix pour éviter les dérapages et les fuites.

Ma passion est au centre de tous mes réseaux sociaux : twitter, facebook, tumblr, instagram.

4. As-tu déjà eu l’opportunité de collaborer avec une ou plusieurs marques, éditeurs ? Si oui, dans quelles conditions ?

En ce moment, je collabore avec les Editions du Panthéon, une maison d’édition parisienne qui se charge de la publication et de la distribution de mon premier livre De l’Enfer à la Vie. Mon premier contrat a été signé en septembre 2016 avec un peu de crainte, je dois avouer.

Avec mon départ pour le Canada, nous sommes obligés de collaborer et de travailler à distance. Cela ne pose aucun problème. Il y a une grande confiance qui s’est établi avec l’équipe. Il a fallu effectuer des corrections, de simples modifications. En tant que jeune étudiante, je n’ai pas à me plaindre.

La responsable d’édition a vraiment été compréhensive, et très attentive à mes besoins et mes attentes. Je me sens très encadrée. Je dirais donc, que cette collaboration a lieu dans de très bonnes conditions, et ce depuis cinq mois.

5. Considères-tu avoir un métier ou simplement une passion ? Si c’est un métier, comment espères-tu vivre de ce dernier ?

Je considère que j’ai une passion ET un métier. De toute façon, l’art d’écrire naît d’une passion à ce qu’il paraît.

Une passion parce que je ne m’en lasse pas. Ecrire c’est presqu’un rituel : matin, midi, soir. Comme je dis souvent « Ecrire me rappelle que j’aime écrire ».  J’apprécie mes journées juste parce que je sais qu’à un moment, qu’il soit court ou long, je devrais cracher quelques lignes sur du papier. Chaque fois, je transmets des émotions par des mots.

Toute passion ne peut devenir un métier à mon avis.

Souvent, le métier d’écrivain n’est pas pris au sérieux. Personne ne se dit, dans un premier temps, que tel ou tel écrivain pourra vivre de ce qu’il vend. C’est un fait.Pourtant j’estime que j’ai aussi un métier entre les mains. Parce que le travail d’écriture me demande des capacités rédactionnelles, des connaissances, une maîtrise de la langue française, un travail de recherche, et de la rigueur.

Il me faut créer, composer, définir, imaginer, établir un sujet, inventer tout en restant cohérente. Je dois également organiser mon temps de travail parce qu’il n’y aucune règle qui m’est imposé. Je n’ai pas d’horaires, je n’ai pas de rendez-vous, ni de salaires mensuels ni de congés. C’est donc une grande responsabilité.

 

Tessa Naime.

 

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