Pensées

Je crois que…

Ce qu’il y a de beau avec l’écrivain c’est qu’il n’aime jamais à demi-mesure. Il n’écrit jamais à demi-mots. Il se donne et se meurt intensément, en toute chose.

Les plus grandes discussions de son existence ont lieu ainsi ; dos contre mur, six pieds sous terre. Il se parle à lui même souvent d’amour. De mort. De mort, d’exil. De temps. Et de vie…
Toutes ses émotions se chevauchent. Ses peines, joies, mélancolies. Rêves et agonies. Colères et drames.

Puis,
un sanglot remonte de ses poumons à sa trachée, jusqu’à sa bouche. Et voilà que l’inspiration se crache, désarmante et brusque. Violente. Douce… Infinie.

Alors, tout comme l’amour, il en prendra soin ; titubant quelques fois, son équilibre étant compromise. Névrosé, fou et inquiet.

Un écrivain est né pour souffrir. Il souffre des maux du Monde, des pertes et des afflictions de l’humanité. Il regorge d’amour manqué. Et en ce sens, il ne peut aimer qu’en souffrant…

 

Tessa Naime.

(Toute reproduction du texte est interdite par l’auteur)

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